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Fiches de lecture |
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Chaque trimestre,
Théâtre
et Animation,
la revue éditée par la Fédération, propose
des fiches de lectures de pièces de théâtre,
constituant un répertoire
riche de plus de 820 références.
L’ensemble des fiches parues depuis 1975 est progressivement mis en ligne dans l’Espace Adhérents et Licenciés et consultable grâce à un moteur de recherche.
En voici quelques exemples :
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Fiche
de lecture |
901 |
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Bertolt
BRECHT [L’Arche Éditeur]
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0 mn
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Distribution variable
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- Grand Peur et Misère du IIIe Reich -
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Style
général : Écrite entre 1935 et 1938, la pièce est une succession de
24 scènes. Indépendants les uns des autres, ces tableaux dressent un
portrait de la société allemande depuis l’avènement d’Hitler jusqu’aux
prémices de la guerre.
Argument : Brecht s’est directement inspiré de récits de témoins oculaires
et d’extraits de journaux pour composer ce texte qui montre l’enracinement
profond du régime nazi dans toutes les sphères du peuple allemand.
Par petites touches, il dépeint le climat et les sentiments qui ont
accompagné la population : terreur, résignation, suspicion, délation ou
encore endoctrinement. « Le Mouchard », par exemple, dépeint un
couple persuadé que son enfant est parti les dénoncer à la Gestapo car le
père, bien que patriote, a formulé des critiques à l'encontre du régime.
Personnages : Du monde ouvrier aux officiers SS, en passant par la
bourgeoisie et sa rancune contre les marxistes, les tableaux mettent en
scène un nombre variable de personnages selon la sélection privilégiée.
Décors : Le réalisme d’une reconstitution est quasiment impossible.
D’ailleurs, les spectacles qu’on a pu voir à partir de cette oeuvre de
Brecht ont tous supprimé les décors. Les costumes peuvent, avec succès,
n’être qu’une subtile évocation de cette période.
Remarque : La force du texte et des situations implique un jeu serré,
juste et sans redondance.
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Fiche
de lecture |
902 |
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Noëlle
RENAUDE [Éditions Théâtrales]
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- À tous ceux qui -
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Style
général : Comédie dramatique chorale où petites histoires et Grande Histoire s’entremêlent en une succession de 31 monologues et 2 dialogues, émouvants, drôles, mordants et poétiques.
Argument : Par une chaude journée d’été de la fin des années quarante,
plusieurs générations d’une même famille se réunissent autour d’un
banquet. Chacun d’entre eux, de la plus jeune au doyen de l’assemblée,
livrera au public ses pensées les plus intimes : joies, peines, amours ou
rancoeurs. Selon le metteur en scène Michel Cerda, il est question ici
d’« un village français qui se raconte, qui prend la parole, un tissu de
paroles pour panser les blessures, toutes les blessures, les hontes et les
blessures causées par les guerres ou par la vie tout simplement… » Les
thèmes du lien entre générations, de la mémoire et de la transmission
parcourent le récit dans une ambiance qui reste très festive.
Personnages : 36 personnages - 15 hommes, 21 femmes - de 4 ans
(Bernadette Blanchet, dite Baba) à 100 ans (Abel Gloriette) que l’on
pourra faire jouer par un nombre plus restreint de comédiens.
Décors : Une scène champêtre estivale où se dresse une table de
banquet.
Remarque : À tous ceux qui est également un outil formidable de travail sur le monologue et le collectif dans le cadre d’un atelier théâtre pour
adolescents. Ce texte est suivi de deux autres pièces de l’auteur : La
Comédie de Saint-Étienne (10h.-10 f.) et Le Renard du Nord (5 h.-4f.).
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Fiche
de lecture |
905 |
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Nathalie
PAPIN [L'Ecole des loisirs]
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- Yolé Tam Gué -
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Style
général : Parabole contemporaine. Accessible à la lecture dès 9-12 ans, ce texte permettra de réunir sur un plateau des ados autour d’un récit initiatique sur la (sur)vie en société, la nature et l’abandon.
Argument : Quelque part, une guerre s'achève et on ne voit plus rien
sinon un désert et, dans ce désert, un trou, et de ce trou sortent des enfants. Des enfants meurtris qui vont se regrouper et réagir pour s’en sortir, malgré tout. Car lorsqu’on est seul au monde, comment survivre ?
Ils décident de se préparer et de rapporter chacun quelque chose : un nuage, des fourmis, des graines et même une montagne. Un arbre marcheur et une chanson les accompagnent dans leur quête.
Personnages : « Rien d’autre qu’un paysage de désolation dans un désert de
sable, quelques paillotes parsemées et éventrées, de grands trous à côté des paillotes. Un arbre est là ».
Le dénuement des personnages pourra être symbolisé par un dépouillement
des décors et des costumes.
Décors : Vingt enfants, l'Arbre marcheur et La Vieille Séchée.
Remarque : Écrit en 2000 dans le cadre d’une commande du Centre
National du Théâtre, ce texte a d’abord été édité chez Lansman dans la collection Printemps théâtral. Parmi les autres textes jeune public de Nathalie Papin, découvrez également Debout, interprété au festival de Castelnau 2006 (fiche de lecture n°853), et Le Pays de rien (fiche n°822).
L’Atelier Théâtre du Lycée Marie Curie d’Échirolles interprétera cette pièce lors
du 4e Festival National Jeunes Comédiens de Castelnau-le-Lez.
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Fiche
de lecture |
912 |
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Chantal
CHARRIER [Manuscrit - comité de lecture FNCTA]
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1h 10mn
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1
homme. 4 femmes |
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- Les Amateurs -
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Style
général : Mise en abîme de comédiens qui attendent l’auteur qui
ne viendra pas. C’est bien écrit, vivant, même si c’est un thème trop souvent
exploité.
Argument : Des comédiens amateurs se réunissent afin d’accueillir l’auteur
de la pièce qu’ils ont décidé de jouer. En attendant l’auteur, ils parlent
de la pièce en question, essayent d’en jouer quelques scènes de
façon plus ou moins loufoque, mangent, rient souvent, se disputent
beaucoup. L’auteur n’arrivant toujours pas, et la tension étant à son
comble, ils vont se montrer de plus en plus cruels entre eux. Mais le
comportement de ces personnages passionnés et excessifs fait que la
comédie tend de plus en plus vers la farce.
Personnages : Irène, Charlotte, Danielle, Francine, comédiennes ;
Norbert, comédien, le seul homme de la troupe ; des caractères tranchés
mais pas caricaturaux.
Décors : Un salon de jardin, un épouvantail
Remarque : On mange beaucoup dans cette pièce, l’investissement
« frais de bouche » est important comme l’affirme Norbert : « Faire semblant
au théâtre, c’est tarte ».
Il faut absolument arriver à une certaine démence finale et favoriser une
grande rapidité de jeu. Quelques scènes cultes feront les délices des
comédiens et des spectateurs.
Le titre n’a pas l’accroche que l’on pourrait espérer pour une oeuvre de
pur divertissement, encore que…
Ce texte a été lu et apprécié par le comité de lecture de la FNCTA. Vous pouvez
lire les vingt premières pages de ce texte sur le site www.fncta.fr (rubrique
Troupes/Auteurs) puis emprunter le tapuscrit auprès des Centres de Ressources
du réseau FNCTA. Le texte est déposé à la SACD.
Ce texte fera l’ouverture du Festival de Narbonne 2010 dans une mise en
scène du Théâtre des Quatre Saisons (11).
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D'autres fiches de lecture sont à la disposition des licenciés dans l'espace Adhérents / Licenciés.
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